OLYMPE AUTOUR DU MONDE

La vie commence-t-elle à 60 ans? Bien sûr que non! Les vies familiale et professionnelle ont été bien remplies; mais justement, quand on s'est entièrement consacré à sa famille et à son travail, les rêves sont bien souvent laissés de côté, ou plutôt, ils ne restent qu' à l'état de rêve!

Alors, quand vient le moment souvent court où l'on n'a plus les contraintes d'une vie professionnelle accaparante, que les enfants sont tous "casés" et que la santé est encore bonne, on se dit que c'est le moment de passer à l'acte, de transformer ses rêves en réalité.

Il faut cependant préciser que le rêve en question est surtout celui de Jean-Pierre, le captain, breton d'origine, passionné depuis l'enfance par la mer et son environnement, virus attrapé sans doute lors de ses vacances passées depuis sa plus tendre enfance en Bretagne nord, près du Cap Fréhel! Et hommage doit être rendu à Maryse, la toulousaine, d'avoir accepté de tenter l'aventure, car le pied marin n'est pas courant sur le canal du midi!

Le rêve

Quoi de plus mythique que le tour du monde? puisque nous avions le temps, pourquoi ne pas envisager un tour de notre belle planète, découvrir d'autres cultures, des paysages somptueux, des climats inhabituels? Après avoir lu tant de livres de voyage, pourquoi ne pas aller voir soi-même que la terre est bien (presque) ronde, à la fois si petite et si vaste?

Le circuit

Un tour du monde d'accord, mais lequel? il y a tant de choses à voir!

  • Un tour par les trois caps? nous ne cherchions pas la performance sportive.
  • Des latitudes extrêmes : grand nord, mers australes, Patagonie et continent antarctique? La beauté de ces paysages attirait le captain, mais nous n'aimons guère le froid, et, là aussi, les conditions peuvent être dures; Maryse acceptait l'aventure, certes, mais il ne fallait pas exagérer! En toute chose, il faut savoir trouver un compromis : nous nous en sommes donc tenu à des zones chaudes et tempérées.
  • Pour quelle durée? Deux ans, c'était manifestement trop court. Cinq ans auraient été l'idéal, mais là aussi, comment convaincre une jeune grand-mère de quitter si longtemps ses petits enfants et être absente pour l'arrivée des suivants?! Alors, va pour trois ans, affaire conclue. Et puis, on verrait bien en cours de route, au grès des escales et des rencontres, tout devant rester ouvert, d'un retour anticipé à un changement de programme voire un allongement du circuit si affinité!

Le circuit avait donc été établi sur une base de trois années, ce qui oblige à faire des choix cornéliens sur certaines destinations. Afin d'optimiser ce circuit, il faut jouer avec les saisons et fenêtres météo de manière à toujours se trouver au bon endroit au bon moment. Pour ce faire, nous nous sommes inspirés de la bible de tout navigateur au long cours, l'ouvrage de Jimmy Cornell "Routes de grandes croisières".

Le programme théorique était donc le suivant :

 Départ Août 2008 Bretagne-Madère-Agadir-Canaries-Cap Vert
 Fin novembre 2008 Traversée vers l'arc antillais
 Avril 2009 Passage de Panama
 Mai 2009 Archipel des Galapagos
 Juin 2009 Marquises 
 Juillet à octobre 2009 Tuamotus et iles de la Société
 Novembre 2009 Iles des Tonga 
 Décembre 2009 à Mars 2010 Nouvelle Zélande 
 Avril 2010 Sydney
 Mai et juin 2010 Nouvelle Calédonie et Vanuatu 
 Juillet 2010 Escale à Darwin
 Août 2010 Indonésie (Bali)
 Octobre 2010 Ile Maurice et île de la Réunion
 Décembre 2010 et janvier 2011 Afrique du sud (Durban au Cap)
 Mars à mai 2011 Brésil, de Rio à l'Amazone
 Juillet 2011 Retour Bretagne via les Açores

L'ensemble de ce périple représente environ 32 400 milles nautiques, sans compter les cabotages locaux; le temps cumulé des traversées représente environ 24% du temps, laissant donc 76% du temps pour les escales et les cabotages.

Ce programme pouvait sans doute paraître ambitieux, entendant déjà des tour-du-mondistes chevronnés dire que c'était trop en trop peu de temps, que nous n'aurions pas le temps de nous imprégner des cultures locales, pas le temps de nous constituer de vraies relations; ils avaient sans doute raison, mais nous décidâmes de nous forger notre propre opinion en cours de route et de nous adapter; ce programme correspondait à notre "cahier des charges" initial, il fallait bien se donner des objectifs.

Finalement, nous l'aurons pratiquement respecté à la lettre, à deux exceptions près : nous serons restés en Polynésie un peu plus d'un an, portant la durée du voyage à quatre années, et nous aurons dû shunter l'escale de Sydney pour atteindre la côte est d'Australie à Cairns derrière la grande barrière de corail.

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